Selon la variété de riz, les méthodes de culture et les techniques de transformation utilisées, environ 40 % du volume total du grain se retrouve sous forme de sous-produits au cours du processus de mouture. Ces sous-produits sont la balle, le son, le germe et les brisures de riz, qui sont généralement jetés ou utilisés comme aliment pour animaux. Parmi ces sous-produits, le son de riz est le plus intéressant : bien qu’il ne représente que 9 % du poids du grain de riz, il contient environ 65 % de l’ensemble des nutriments du grain. L’une des utilisations les plus courantes du son de riz est l’extraction de l’huile de son de riz (OSR). Celle-ci est obtenue à partir de la couche externe dure du grain de riz, appelée balle, par la technique de pression à froid.

Cette méthode consiste à comprimer le son de riz à basse température (inférieure à 50 °C) à l’aide d’une presse mécanique, puis à filtrer l’huile obtenue afin de produire des huiles fonctionnelles raffinées. On peut également utiliser une presse hydraulique pour extraire l’huile du son de riz.
L’huile de son de riz est réputée pour son point de fumée élevé, ce qui la rend adaptée à la cuisson des aliments. Son goût doux et agréable en fait une huile idéale pour les salades.
De plus, sa haute teneur en vitamine E lui permet d’être employée dans l’industrie cosmétique et contribue à préserver la santé de la peau.